Mon expérience dans ce domaine est encore modeste mais je n'ai eu aucun problème d'algues ou quoi que ce soit après ma première saison. Tout cela pour un coût très réduit.
Je constate que les vendeurs ou fabriquants de piscines préconisent des méthodes trop chères et dévoreuses de trop d'énergie.
Par exemple, on parle toujours d'une durée de filtration qui doit être égale à la T° de l'eau divisée par 2. Pour moi, cela est une ineptie. En effet, s'il est évident qu'une eau plus chaude doit être filtrée plus longtemps, cette méthode est bien trop simpliste. Ainsi, elle ne tient même pas compte du rapport entre le volume d'eau à filtrer et le débit de la pompe ! C'est évidemment une méthode "du moindre risque". Mais oh combien onéreuse quand on sait que la plupart des pompes de piscines moyennes ont une puissance de 1CV ou 1.5 CV (soit une consommation réelle de 1 à 1.3 kwh car la conso est plus importante que la puissance restituée), et que l'eau atteint généralement 26 à 30° en été. Selon cette méthode, il faudrait donc filtrer 13 à 15 heures par jour !
Personnellement, ma piscine fait environ 52 m3 d'eau et la pompe 16m3/h. J'ai donc décidé dès le départ de filtrer beaucoup moins tout en observant l'eau. J'en suis arrivé à la conclusion qu'une moyenne de 4 heures par jour était suffisante pour mon eau à 26-28°. Cette moyenne peut être augmentée en cas de forte fréquentation de la piscine ou si la T° est plus élevée. Il faut évidemment que le système hydraulique ait été bien étudié de manière à assurer un bon brassage de l'eau sinon il est probable qu'une partie de l'eau ne sera jamais filtrée tant que personne ne va nager.
En ce qui concerne la désinfection, il existe une multitude de méthodes (chlore, brome, H2O2, etc.), sans compter les systèmes automatiques bien chers.
Personnellement, j'ai choisi la méthode la plus commune, soit la désinfection par le chlore.
Il y a trois méthodes principales pour avoir du chlore dans l'eau :
1. L'électrolyse qui sépare e.a. le sel (NaCl) en sodium et chlore
2. Les galets de chlore lent
3. L'eau de javel
La première méthode est probablement celle qui nécessite le moins de suivi (quand le mécanisme est bien réglé). Mais cette méthode nécessite un matériel coûteux au départ et l'ajout de sel dans l'eau. En plus les électrolyses ne sont pas toujours fiables, en particulier dans les eaux fort calcaires.
La seconde méthode est la méthode la plus répandue. Mais les galets de chlore contiennent une quantité importante de stabilisant (acide cyanurique) afin que le chlore ne soit pas trop vite annihilé par les UV. Malheureusement, cette apport de stabilisant qui est intéressanrt au départ devient problématique lorsque les concentrations en stabilisant deviennent trop importantes, soit après le traitement d'une ou 2 saisons. En effet, lorsque la concentration en stabilisant atteint 150 PPM, l'action du chlore est complètement bloquée, cela commence déjà à des concentration de l'ordre de 75 PPM (g/m3). Il est alors nécessaire de renouveler une bonne partie de l'eau. Les piscinistes conseillent généralement de renouveler au moins un tiers de l'eau chaque année afin d'éliminer une partie du stabilisant.
La troisième méthode (l'eau de javel) est souvent utilisée dans les piscines publiques avec une pompe doseuse qui verse en continu la quantité de javel nécessaire. L'inconvénient de la javel est que son efficacité disparaît rapidement sous l'action des UV (puisqu'il n'y a pas de stabilisant !). Il faut donc en ajouter régulièrement. Si le prix au départ de la javel est très bon marché, le fait d'en ajouter très souvent rend ce système financièrement un peu moins intéressant.
L'idéal est donc d'utiliser la javel dans une eau contenant une quantité raisonnable de stabilisant; Pour ce faire, il suffit de traiter sa piscine pendant quleques semaines avec des galets de chlore puis de passer à la javel.
Personnellement, lorsque j'ai rempli ma piscine, j'ai séparé un galet de chlore en 5 ou 6 morceaux afin d'activer sa dissolution, j'ai placé ces morceaux dans un skimmer. Dans l'autre, j'y ai placé un galet entier. Après 3 jours, j'ai aussi versé 3 litres de javel à 2.6% (dosage habituel des bidons de 5 litres vendus en supermarché). En effet, le taux de chlore restait évidemment beaucoup trop bas durant les premiers jours. Les galets des skimmers ont ensuite été renouvellés (par des entiers) plus ou moins toutes les semaines. De temps en temps si mon taux de chlore était un peu trop bas, je versais 2 litres de javel. Au bout de 15 galets, j'ai cessé d'en mettre. Je me contente maintenant de verser quelques litres de javel à 2.6% toutes les semaines.
J'achète la javel chez Carrefour pour la modique somme de 77 cents les 5 litres. Il existe aussi d'autres condionnements (en berlingot de 0.5 litre à 9.6% : 76 cents) ouchez les pro en bidons noir (protection UV oblige) à 9.6 voire 12.5%. La javel a tendance à faire monter le pH. Je verse donc aussi de temps en temps une petite quantité d'acide chlorhydrique afin de maintenir le pH aux alentours de 7.2 (cela revient moins cher que le pH- vendu chez les pisciniste !). NE PAS MELANGER JAVEL ET ACIDE !!!!
Je verse toujours la javel (à 2.6%) dans mon skimmer avec la pompe en marche. De cette manière, une quantité importante de désinfectant concentré passe par le filtre et y détruit toute vélléité d'infection !
Je n'ai jamais (pas encore ?) eu la moindre algue.
Je suis donc un fervent partisan de la javel, qui ne sent d'ailleurs pas dans l'eau si elle est utilisée en juste proportion. Trop peu => apparition de chloramines qui ne sont pas détruites => odeur. Trop de javel => odeur. L'idéal est donc de se situer au point C (et non G !!) du schéma ci-dessous.
Il n'empêche que si je devais m'absenter une longue période, remettre des galets de chlore est tout à fait possible.
Ce que je trouve surprenant, c'est que les personnes qui attrapent une eau verte traitent souvent leur eau avec du "chlore choc" sans même prendre la peine de faire une analyse de l'eau. Souvent le problème n'est pas dû à un manque de chlore mais à une trop grande concentration de stabilisant . Et sauf exception, le chlore choc contient du stabilisant ... cela ne fait donc qu'enpirer les choses ! Selon moi, une chloration choc devrait toujours se faire à l'aide de javel ! car la javel ne contient pas de stabilisant.
Si vous ne disposez pas de testeur de stabilisant (à ce sujet les languettes de test ne sont pas toujours très fiables ...) , une méthode plus ou moins correcte pour connaître le taux de stabilisant dans l'eau est de comptabiliser le nombre de galets de chlore qui a été mis dans l'eau. Lorsqu'on sait qu'un kg de galets de chlore contient +/- 600g de stabilisant (précisément 555g pour les trichloro, et entre 590 et 686g pour les dichloro dosés à 64 ou 56%). Cela permet de déterminer assez facilement la concentration en g/m3 de son eau. Il faut aussi tenir compte du renouvellement de l'eau lors des lavages du filtre, mais pas de l'évaporation car le stabilisant ne s'évapore pas ! L'idéal est d'essayer d'avoir un taux de stabilisant de l'ordre de 40 PPM pour traiter au mieux avec la javel.
Petit update à la date du 23/02/09 :
Avec la crise et l'inflation, le bidon de 5 litres de javel coûte maintenant 89 cents chez Carrefour. Heureusement, j'ai trouvé les mêmes bidons (même marque, même conditionnement à 73 cents chez Makro (en France ces magasins s'appellent Métro).
Pour compléter c e que j'ai dit plus haut, lorsqu'il fait particulièremet beau et ensoleillé, je n'hésite pas à mettre de temps en temps un galet de chlore car l'effet de la javel disparaît trop vite malgré la présence d'environ 40 PPM de stabilisant dans l'eau. De plus, plutôt que d'utiliser de l'acide chlorhydrique, qui pourrait à la longue être corrosif pour certains plastiques s'il n'est pas directement dilué dans l'eau de la piscine, il vaut mieux mettre de l'acide sulfurique moins corrosif pour les plastique de la piscine.
Petit conseil : éviter de laisser les galets de chlore dans le skimmer si la pompe ne fonctionne pas. En effet : les galets vont continuer à se dissoudre mais le chlore va se concentrer dans le skimmer et descendre dans le tuyau sous l'effet de sa densité plus élevée que l'eau. Si les tuyaux sont souples, cela va à la longue les fragiliser et finir par provoquer une fuite après plusieurs années. Si vos canalisations ne sont pas faites en PVC rigide de qualité "pression", il vaut mieux placer les galets de chlore dans un diffuseur plutôt que dans les skimmers.
Enfin, une toute petite dose de sulfate de cuivre (CuSO4) (maximum 1 g/m3 !!!!) peut être utilisée comme anti-algue. Personnellement, je n'en ai mis que 30g, soit 0.6 g/m3. ATTENTION, le CuSO4 ne disparaît pas. Il ne faut donc plus en ajouter sauf au prorata de l'eau qui sera renouvelée (lors des lavages du filtre ou si on baisse le niveau lors de l'hivernage). Comme j'ai baissé le niveau de l'eau pour l'hivernage et que j'ai fait quelques lavages du filtre à sable durant la belle saison, je remettrai 10 g de CuSO4 au printemps. En principe, le CuSO4 est superflu si on met régulièrement du chlore en quantité suffisante, que ce soit à l'aide de galets ou de javel. Toutefois, j'avoue que parfois je suis un peu négligent et que je laisse redescendre le taux de chlore à presque 0. Dans ces conditions, le CuSO4 peut apporter une aide grâce à sa rémanence. De plus, il peut arriver en fin de saison que certaines algues arrivent à résister au chlore. Ainsi, l'année dernière, j'ai eu à un moment donné des algues qui ont commencé à apparaître sur certains endroits de la paroi, sans doute moins brassée par l'eau. Malgré un nettoyage, cela revenait. Rien de bien grave mais je n'aime pas frotter ... Suite à l'adjonction de 0.6 g/m3 de CuSO4 ce phénomène a cessé ! Certains esprits chagrins diront que le cuivre n'est pas bon pour la santé. Mais pourtant on en retrouve dans les vignes. De plus, des suppléments alimentaires en prévoient, de même que certains produits vendus bien chers chez les professionnels de la piscine ... Dans ce cas, les utilisateur ne sont même pas conscients que le cuivre s'accumule inexorablement à chaque fois que le produit est ajouté ! Lorsque la dose dépase 1 g/m3, il y a aussi risque que le liner se tache. Il faut donc éviter comme la peste les galets dits "multi-fonction" car on accumule alors inconsciemment des substances dans l'eau de la piscine. De surccroît ces produits sont chers ! Rien de tel que des produits simples dont on connaît la composition !
Enfin, je doute que le chlore ou le brome soit meilleur ! Il faut juste veiller au bon dosage ! De plus, l'ARLA (agence de réglementation de lutte antiparasitaire canadienne) recommande l'usage du CuSO4 comme algicide pour piscine.
Petits commentaires sur la relation entre le pH et l'efficacité du chlore :
Pour les doses suivantes, l'efficacité est la même :
- 2.0 g/m3 de chlore à pH = 8.2
- 1.6 g/m3 de chlore à pH = 7.9
- 1.0 g/m3 de chlore à pH = 7.7
- 0.7 g/m3 de chlore à pH = 7.4
- 0.5 g/m3 de chlore à pH = 7.0
Donc, entre un pH de 8.2 et de 7.0, il faut mettre 4 fois plus de chlore pour avoir la même efficacité de désinfection !
Si vous descendez le pH en-dessous de 7.0 (neutre), l'eau devient acide et va devenir progressivement corrosive.
Il faut aussi savoir que le pH du liquide lacrymal est de l'ordre de 7.4. Il s'agit dès lors du pH le plus confortable pour les yeux.
Conclusion : il faut essayer de maintenir son pH entre 7.0 et max 7.4.
A la limite, si on laisse temporairement le pH descendre légèrement en-dessous de 7.0, ce n'est pas dramatique, c'est même une méthode utilisée pour faire partir certaines taches tenaces.
La javel (pH de +/- 12) a tendance à faire monter légèrement le pH. La première année de traitement, j'ai dû régulièrement mettre de l'acide pour rectifier le pH. Mais pour la deuxième saison, je n'ai mis qu'une seule fois une petite quantité d'acide lors de la chloration choc de remise enmarche après l'hivernage. Mon pH est resté rigoureusement calé entre 7.0 et 7.2 malgré l'adjonction régulère de javel. Mystère ... S'agit-il de l'effet des pluies acides ?
Comparaison entre la javel est les différentes sortes de galets de chlore sans stabilisant (donc pas par rapport aux galets classiques qui contiennent toujours du stabilisant !) :
1. Galets d'hypochlorite de calcium
Inconvénients :
- chers car spécifiques pour piscine
- fait monter le pH
- augmente le taux de calcaire dans l'eau
Avantage :
- dissolution lente (ce qui est un désavantage pour une chloration choc)
2. Galets d'hypochlorite de lithium
Inconvénients :
- chers car spécifiques pour piscine (encore plus cher que l'hypo de calcium)
- fait monter le pH
Avantage :
- dissolution lente (ce qui est un désavantage pour une chloration choc)
3. Hypochlorite de sodium (c.-à-d. eau de javel !)
Inconvénients :
- fait monter le pH
- dissolution immédiate (ce qui est un avantage en cas de chloration choc !)
Avantage :
- bon marché car très répandu dans toutes les grandes surfaces
Conclusion, une alternance entre galets classiques (pas trop chers en grande surface afin de maintenir un bon niveau de stabilisant ) et javel constitue un excellent compromis !
Voici un lien intéressant pour savoir bien doser l'eau de javel pour désinfecter sa piscine :
http://www.eaudejavel.fr/pdf/Livret_piscines_complet.pdf
Je constate que les vendeurs ou fabriquants de piscines préconisent des méthodes trop chères et dévoreuses de trop d'énergie.
Par exemple, on parle toujours d'une durée de filtration qui doit être égale à la T° de l'eau divisée par 2. Pour moi, cela est une ineptie. En effet, s'il est évident qu'une eau plus chaude doit être filtrée plus longtemps, cette méthode est bien trop simpliste. Ainsi, elle ne tient même pas compte du rapport entre le volume d'eau à filtrer et le débit de la pompe ! C'est évidemment une méthode "du moindre risque". Mais oh combien onéreuse quand on sait que la plupart des pompes de piscines moyennes ont une puissance de 1CV ou 1.5 CV (soit une consommation réelle de 1 à 1.3 kwh car la conso est plus importante que la puissance restituée), et que l'eau atteint généralement 26 à 30° en été. Selon cette méthode, il faudrait donc filtrer 13 à 15 heures par jour !
Personnellement, ma piscine fait environ 52 m3 d'eau et la pompe 16m3/h. J'ai donc décidé dès le départ de filtrer beaucoup moins tout en observant l'eau. J'en suis arrivé à la conclusion qu'une moyenne de 4 heures par jour était suffisante pour mon eau à 26-28°. Cette moyenne peut être augmentée en cas de forte fréquentation de la piscine ou si la T° est plus élevée. Il faut évidemment que le système hydraulique ait été bien étudié de manière à assurer un bon brassage de l'eau sinon il est probable qu'une partie de l'eau ne sera jamais filtrée tant que personne ne va nager.
En ce qui concerne la désinfection, il existe une multitude de méthodes (chlore, brome, H2O2, etc.), sans compter les systèmes automatiques bien chers.
Personnellement, j'ai choisi la méthode la plus commune, soit la désinfection par le chlore.
Il y a trois méthodes principales pour avoir du chlore dans l'eau :
1. L'électrolyse qui sépare e.a. le sel (NaCl) en sodium et chlore
2. Les galets de chlore lent
3. L'eau de javel
La première méthode est probablement celle qui nécessite le moins de suivi (quand le mécanisme est bien réglé). Mais cette méthode nécessite un matériel coûteux au départ et l'ajout de sel dans l'eau. En plus les électrolyses ne sont pas toujours fiables, en particulier dans les eaux fort calcaires.
La seconde méthode est la méthode la plus répandue. Mais les galets de chlore contiennent une quantité importante de stabilisant (acide cyanurique) afin que le chlore ne soit pas trop vite annihilé par les UV. Malheureusement, cette apport de stabilisant qui est intéressanrt au départ devient problématique lorsque les concentrations en stabilisant deviennent trop importantes, soit après le traitement d'une ou 2 saisons. En effet, lorsque la concentration en stabilisant atteint 150 PPM, l'action du chlore est complètement bloquée, cela commence déjà à des concentration de l'ordre de 75 PPM (g/m3). Il est alors nécessaire de renouveler une bonne partie de l'eau. Les piscinistes conseillent généralement de renouveler au moins un tiers de l'eau chaque année afin d'éliminer une partie du stabilisant.
La troisième méthode (l'eau de javel) est souvent utilisée dans les piscines publiques avec une pompe doseuse qui verse en continu la quantité de javel nécessaire. L'inconvénient de la javel est que son efficacité disparaît rapidement sous l'action des UV (puisqu'il n'y a pas de stabilisant !). Il faut donc en ajouter régulièrement. Si le prix au départ de la javel est très bon marché, le fait d'en ajouter très souvent rend ce système financièrement un peu moins intéressant.
L'idéal est donc d'utiliser la javel dans une eau contenant une quantité raisonnable de stabilisant; Pour ce faire, il suffit de traiter sa piscine pendant quleques semaines avec des galets de chlore puis de passer à la javel.
Personnellement, lorsque j'ai rempli ma piscine, j'ai séparé un galet de chlore en 5 ou 6 morceaux afin d'activer sa dissolution, j'ai placé ces morceaux dans un skimmer. Dans l'autre, j'y ai placé un galet entier. Après 3 jours, j'ai aussi versé 3 litres de javel à 2.6% (dosage habituel des bidons de 5 litres vendus en supermarché). En effet, le taux de chlore restait évidemment beaucoup trop bas durant les premiers jours. Les galets des skimmers ont ensuite été renouvellés (par des entiers) plus ou moins toutes les semaines. De temps en temps si mon taux de chlore était un peu trop bas, je versais 2 litres de javel. Au bout de 15 galets, j'ai cessé d'en mettre. Je me contente maintenant de verser quelques litres de javel à 2.6% toutes les semaines.
J'achète la javel chez Carrefour pour la modique somme de 77 cents les 5 litres. Il existe aussi d'autres condionnements (en berlingot de 0.5 litre à 9.6% : 76 cents) ouchez les pro en bidons noir (protection UV oblige) à 9.6 voire 12.5%. La javel a tendance à faire monter le pH. Je verse donc aussi de temps en temps une petite quantité d'acide chlorhydrique afin de maintenir le pH aux alentours de 7.2 (cela revient moins cher que le pH- vendu chez les pisciniste !). NE PAS MELANGER JAVEL ET ACIDE !!!!
Je verse toujours la javel (à 2.6%) dans mon skimmer avec la pompe en marche. De cette manière, une quantité importante de désinfectant concentré passe par le filtre et y détruit toute vélléité d'infection !
Je n'ai jamais (pas encore ?) eu la moindre algue.
Je suis donc un fervent partisan de la javel, qui ne sent d'ailleurs pas dans l'eau si elle est utilisée en juste proportion. Trop peu => apparition de chloramines qui ne sont pas détruites => odeur. Trop de javel => odeur. L'idéal est donc de se situer au point C (et non G !!) du schéma ci-dessous.
Il n'empêche que si je devais m'absenter une longue période, remettre des galets de chlore est tout à fait possible.
Ce que je trouve surprenant, c'est que les personnes qui attrapent une eau verte traitent souvent leur eau avec du "chlore choc" sans même prendre la peine de faire une analyse de l'eau. Souvent le problème n'est pas dû à un manque de chlore mais à une trop grande concentration de stabilisant . Et sauf exception, le chlore choc contient du stabilisant ... cela ne fait donc qu'enpirer les choses ! Selon moi, une chloration choc devrait toujours se faire à l'aide de javel ! car la javel ne contient pas de stabilisant.
Si vous ne disposez pas de testeur de stabilisant (à ce sujet les languettes de test ne sont pas toujours très fiables ...) , une méthode plus ou moins correcte pour connaître le taux de stabilisant dans l'eau est de comptabiliser le nombre de galets de chlore qui a été mis dans l'eau. Lorsqu'on sait qu'un kg de galets de chlore contient +/- 600g de stabilisant (précisément 555g pour les trichloro, et entre 590 et 686g pour les dichloro dosés à 64 ou 56%). Cela permet de déterminer assez facilement la concentration en g/m3 de son eau. Il faut aussi tenir compte du renouvellement de l'eau lors des lavages du filtre, mais pas de l'évaporation car le stabilisant ne s'évapore pas ! L'idéal est d'essayer d'avoir un taux de stabilisant de l'ordre de 40 PPM pour traiter au mieux avec la javel.
Petit update à la date du 23/02/09 :
Avec la crise et l'inflation, le bidon de 5 litres de javel coûte maintenant 89 cents chez Carrefour. Heureusement, j'ai trouvé les mêmes bidons (même marque, même conditionnement à 73 cents chez Makro (en France ces magasins s'appellent Métro).
Pour compléter c e que j'ai dit plus haut, lorsqu'il fait particulièremet beau et ensoleillé, je n'hésite pas à mettre de temps en temps un galet de chlore car l'effet de la javel disparaît trop vite malgré la présence d'environ 40 PPM de stabilisant dans l'eau. De plus, plutôt que d'utiliser de l'acide chlorhydrique, qui pourrait à la longue être corrosif pour certains plastiques s'il n'est pas directement dilué dans l'eau de la piscine, il vaut mieux mettre de l'acide sulfurique moins corrosif pour les plastique de la piscine.
Petit conseil : éviter de laisser les galets de chlore dans le skimmer si la pompe ne fonctionne pas. En effet : les galets vont continuer à se dissoudre mais le chlore va se concentrer dans le skimmer et descendre dans le tuyau sous l'effet de sa densité plus élevée que l'eau. Si les tuyaux sont souples, cela va à la longue les fragiliser et finir par provoquer une fuite après plusieurs années. Si vos canalisations ne sont pas faites en PVC rigide de qualité "pression", il vaut mieux placer les galets de chlore dans un diffuseur plutôt que dans les skimmers.
Enfin, une toute petite dose de sulfate de cuivre (CuSO4) (maximum 1 g/m3 !!!!) peut être utilisée comme anti-algue. Personnellement, je n'en ai mis que 30g, soit 0.6 g/m3. ATTENTION, le CuSO4 ne disparaît pas. Il ne faut donc plus en ajouter sauf au prorata de l'eau qui sera renouvelée (lors des lavages du filtre ou si on baisse le niveau lors de l'hivernage). Comme j'ai baissé le niveau de l'eau pour l'hivernage et que j'ai fait quelques lavages du filtre à sable durant la belle saison, je remettrai 10 g de CuSO4 au printemps. En principe, le CuSO4 est superflu si on met régulièrement du chlore en quantité suffisante, que ce soit à l'aide de galets ou de javel. Toutefois, j'avoue que parfois je suis un peu négligent et que je laisse redescendre le taux de chlore à presque 0. Dans ces conditions, le CuSO4 peut apporter une aide grâce à sa rémanence. De plus, il peut arriver en fin de saison que certaines algues arrivent à résister au chlore. Ainsi, l'année dernière, j'ai eu à un moment donné des algues qui ont commencé à apparaître sur certains endroits de la paroi, sans doute moins brassée par l'eau. Malgré un nettoyage, cela revenait. Rien de bien grave mais je n'aime pas frotter ... Suite à l'adjonction de 0.6 g/m3 de CuSO4 ce phénomène a cessé ! Certains esprits chagrins diront que le cuivre n'est pas bon pour la santé. Mais pourtant on en retrouve dans les vignes. De plus, des suppléments alimentaires en prévoient, de même que certains produits vendus bien chers chez les professionnels de la piscine ... Dans ce cas, les utilisateur ne sont même pas conscients que le cuivre s'accumule inexorablement à chaque fois que le produit est ajouté ! Lorsque la dose dépase 1 g/m3, il y a aussi risque que le liner se tache. Il faut donc éviter comme la peste les galets dits "multi-fonction" car on accumule alors inconsciemment des substances dans l'eau de la piscine. De surccroît ces produits sont chers ! Rien de tel que des produits simples dont on connaît la composition !
Enfin, je doute que le chlore ou le brome soit meilleur ! Il faut juste veiller au bon dosage ! De plus, l'ARLA (agence de réglementation de lutte antiparasitaire canadienne) recommande l'usage du CuSO4 comme algicide pour piscine.
Petits commentaires sur la relation entre le pH et l'efficacité du chlore :
Pour les doses suivantes, l'efficacité est la même :
- 2.0 g/m3 de chlore à pH = 8.2
- 1.6 g/m3 de chlore à pH = 7.9
- 1.0 g/m3 de chlore à pH = 7.7
- 0.7 g/m3 de chlore à pH = 7.4
- 0.5 g/m3 de chlore à pH = 7.0
Donc, entre un pH de 8.2 et de 7.0, il faut mettre 4 fois plus de chlore pour avoir la même efficacité de désinfection !
Si vous descendez le pH en-dessous de 7.0 (neutre), l'eau devient acide et va devenir progressivement corrosive.
Il faut aussi savoir que le pH du liquide lacrymal est de l'ordre de 7.4. Il s'agit dès lors du pH le plus confortable pour les yeux.
Conclusion : il faut essayer de maintenir son pH entre 7.0 et max 7.4.
A la limite, si on laisse temporairement le pH descendre légèrement en-dessous de 7.0, ce n'est pas dramatique, c'est même une méthode utilisée pour faire partir certaines taches tenaces.
La javel (pH de +/- 12) a tendance à faire monter légèrement le pH. La première année de traitement, j'ai dû régulièrement mettre de l'acide pour rectifier le pH. Mais pour la deuxième saison, je n'ai mis qu'une seule fois une petite quantité d'acide lors de la chloration choc de remise enmarche après l'hivernage. Mon pH est resté rigoureusement calé entre 7.0 et 7.2 malgré l'adjonction régulère de javel. Mystère ... S'agit-il de l'effet des pluies acides ?
Comparaison entre la javel est les différentes sortes de galets de chlore sans stabilisant (donc pas par rapport aux galets classiques qui contiennent toujours du stabilisant !) :
1. Galets d'hypochlorite de calcium
Inconvénients :
- chers car spécifiques pour piscine
- fait monter le pH
- augmente le taux de calcaire dans l'eau
Avantage :
- dissolution lente (ce qui est un désavantage pour une chloration choc)
2. Galets d'hypochlorite de lithium
Inconvénients :
- chers car spécifiques pour piscine (encore plus cher que l'hypo de calcium)
- fait monter le pH
Avantage :
- dissolution lente (ce qui est un désavantage pour une chloration choc)
3. Hypochlorite de sodium (c.-à-d. eau de javel !)
Inconvénients :
- fait monter le pH
- dissolution immédiate (ce qui est un avantage en cas de chloration choc !)
Avantage :
- bon marché car très répandu dans toutes les grandes surfaces
Conclusion, une alternance entre galets classiques (pas trop chers en grande surface afin de maintenir un bon niveau de stabilisant ) et javel constitue un excellent compromis !
Voici un lien intéressant pour savoir bien doser l'eau de javel pour désinfecter sa piscine :
http://www.eaudejavel.fr/pdf/Livret_piscines_complet.pdf
